JULIA & ROEM
Bilal, Enki
Bande dessinée
Casterman, 2011, 89 pages, 18 €
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Après ANIMAL'Z, Enki Bilal explore pour la deuxième fois, dans JULIA & ROEM, le face à face des hommes avec leur "nouvelle" planète. Cette fois-ci, les survivants du Coup de Sang trouvent refuge dans un palace délabré de fin du monde, subissant les assauts de tempêtes de sable. Dans cette société en miniature va se jouer une pièce en trois actes, fortement inspirée de Roméo et Juliette. Avec un dessin libre, une technique de narration propre à l'auteur, Enki Bilal revisite avec jubilation le mythe shakespearien. Dans cette géographie chamboulée, des déserts ont surgi. Et c’est au cœur de l’un d’entre eux, que l’on suit la trace d’un ex aumônier militaire énigmatique, Lawrence, installé au volant d’une Ferrari électrique lancée à plein régime. Trois personnages vont croiser sa route : deux jeunes hommes qu’il sauve in extremis de la mort par déshydratation, et un rapace blessé par balle, dont il répare l’aile cassée… Le début m’a beaucoup plus, le 3ème acte un peu moins, sans doute parce que Shakespeare prenait trop de place à mon goût. Pour ce qui est de l’ensemble de l’album, j’ai trouvé les dessins un peu trop sombres, j’aurais sans doute préféré sur papier blanc et non gris. Heureusement que j’aime le trait de Bilal sinon je pense que je me serais ennuyée à certain moments. La typographie informatique pour la voix off est trop stricte, j’aurais plutôt vu une écriture plus « douce » voire manuscrite. Je pense qu’au fond de moi je m’attendais à mieux. Je le conseille tout de même aux fans de Bilal, c’est à chacun de se faire une idée, mon avis n’est pas universel. Et je lirai le troisième et dernier album de cette trilogie. |
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