LE RIRE DU CYCLOPE

WERBER, Bernard

Fantastique

Albin Michel, 2010, 616 pages, 22.9 €

:( MORT DE RIRE - critique complète

Couverture
Couverture du livre: LE RIRE DU CYCLOPE

Le Rire du Cyclope est le troisième opus du cycle des Aventuriers de la Science. Après Le Père de nos Pères en 1998 et L’Ultime Secret en 2001, Lucrèce Nemrod et Isidore Katzenberg reviennent pour une troisième aventure. Celle-ci se déroule en réalité quelques mois après leur dernière enquête.

L’humoriste Darius Wozniak, dit le Cyclope, ou encore « le Français le plus aimé des Français », meurt d’un fou rire dans sa loge d’artiste juste après un spectacle triomphal à l’Olympia. La crise cardiaque due à l’émotion est l’hypothèse retenue par les légistes et la presse. Mais Lucrèce n’est pas de cet avis, elle est persuadée qu’il s’agit d’un assassinat et compte le prouver à la France entière. Pour y parvenir, elle devra d’abord convaincre Isidore de l’aider encore une fois dans son enquête, elle prendra de très grands risques pour sa carrière de journaliste et elle découvrira les aspects les plus sombres qui se cachent derrière le monde de l’humour.

Jusqu’à présent je n’avais lu de cet auteur que son célèbre Les Fourmis et Nos Amis les Humains que j’avais appréciés. Bien que je n’aie pas lu les deux premiers volets du cycle des Aventuriers de la Science, je n’ai eu aucun problème à m’immerger dans Le rire du Cyclope. Quand bien même Werber fait quelques allusions aux volumes précédents, celles-ci sont assez rares et suffisamment bien résumées pour ne pas embrouiller la lectrice novice que je suis.

Néanmoins, j’espère que Werber avait su rendre ses personnages plus attachants auparavant, car je les ai trouvés chacun plus antipathique que les autres, et ce y compris les personnages principaux. Il m’est rarement arrivé de trouver personnages moins attachants que Lucrèce et Isidore. Bornés, casse-pieds, colériques et irraisonnables, sont autant de qualificatifs que j’attribuerais à ces journalistes.

D’un point de vue scénaristique, ce livre était une véritable montagne russe, avec ses hauts et ses bas… Werber nous intrigue, puis nous ennuie, puis nous énerve, puis nous intrigue, puis nous ennuie, etc. A chaque fois que l’histoire suscitait à nouveau mon intérêt, l’auteur partait alors dans une direction complètement farfelue et l’intérêt diminuait très vite, jusqu’à la prochaine vague…

L’enquête est au final tellement tirée par les cheveux, que je n’ai rien vu ni reconnu de « scientifique » là-dedans, contrairement à ce à quoi je m’attendais.

La seule révérence que je voudrais faire à l’auteur concerne les petits interludes judicieusement placés entre les chapitres de son roman. D’une part, Werber nous sert quelques blagues, et plus d’une m’ont donné le sourire. D’autre part, il s’invente une « chronologie du rire » qui relate la naissance et la transmission du rire de la préhistoire à nos jours, avec de petites anecdotes donc je me suis délectée. Bien qu’un peu franchouillardes, ces quelques coupures représentaient pour moi le réel intérêt d’achever ce roman.

En conclusion, je dirais purement et simplement qu’on ne peut pas être bon à chaque fois, et Werber me l’a prouvé avec ce dernier livre.

Maud Quaniers

Commentaires

Il n'y a aucun commentaire. Soyez le premier à ajouter un commentaire !

Poster un commentaire

Nom:
Adresse email:
Site web:
Combien font quatre plus cinq?
Poster