L'ARGENT DES AUTRES
GABORIAU, Emile
Policier & Thriller
Editions du Masque, 2009, 507 pages, 8.5 €
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« Coup de tonnerre dans la vie tranquille et rangée des Favoral, une famille typique de la bourgeoisie du Second Empire. Le banquier Thaller fait irruption chez eux au cours d'un dîner réunissant plusieurs de leurs amis. Il demande à voir d'urgence le père, caissier principal du Comptoir du crédit mutuel dont il est le patron. Thaller accuse publiquement Vincent Favoral d'avoir détourné une somme d'argent colossale. C'est la stupéfaction. Les hôtes, qui avaient tous placé de l'argent et se comprenant ruinés, abandonnent toute dignité et n'hésitent pas à menacer et à injurier un ami de vingt ans. Madame Favoral et sa fille Gilberte parviennent à garder leur sang-froid, mettant immédiatement en doute l'accusation, tandis que Maxence, le fils, est accablé. En partant, Thaller jette une liasse de billets sur la table et encourage Favoral à fuir vers Bruxelles. » Je pense très sincèrement que la démarche de cette maison d’édition risque de raviver des souvenirs enfuis chez une catégorie de lecteurs et lectrices : ceux qui appartiennent au minimum au cercle des trois fois vingt. Celui-ci m’a rappelé les lectures de ma jeunesse, ces textes fleuves mélangeant aventures, amours à l’eau de rose, conscience sociale et suspense. Je me suis remémoré d’emblée Les Mystères de Paris d’Eugène Sue, un autre roman fleuve paru en feuilletons lui aussi (1842 – 1843). Mais le plus troublant, c’est la brûlante actualité du thème : un crash boursier et son impact dévastateur sur les mécanismes de l’économie, notamment sur les avoirs des petits épargnants, pendant que des opportunistes sans scrupules réalisent les opérations inverses. C’est très bien écrit, particulièrement agréable à lire et ce style d’un autre temps fait résonner en moi le souvenir des jours enfuis. J’ai adoré ce roman et j’espère qu’il en sera de même pour beaucoup d’autres personnes. Ceci est une pépite à ne négliger sous aucun prétexte. Merci Labyrinthes ! |
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