LA FEMME D'UN HOMME QUI
BARLAY, Nick (Traduit par Marel, F.)
Policier & Thriller
Quidam, 2011, 359 pages, 22 €
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Leipzig, une chambre d’hôtel où descendent les cadres commerciaux de passage dans la ville. Vincent, quadragénaire anglais, bon chic bon genre, y est découvert mort, une paire de collants entortillés autour du cou. Verdict du légiste : strangulation ayant entraînée la mort suite à une séance d’asphyxie auto-érotique qui a mal tourné. L’épouse du défunt, Joy, ne peut se résoudre à cette explication et part sur les traces laissées par Vincent, tentant de le suivre dans ce jeu de piste qui à chaque nouvelle étape révèle un pan ignoré du mari qu’elle pensait connaître. Si son enquête la fait emprunter bon nombre d’autoroutes d’Europe, c’est intérieurement que Joy parcourt le plus de kilomètres. Telle Alice courant dans un labyrinthe derrière le lapin blanc, son questionnement incessant suite à la découverte de nouvelles informations toujours plus déroutantes les unes que les autres la plonge dans une incertitude devenue abyssale. Elle évolue à tâtons dans un smog insondable rendu moelleux et confortable par la prise, à dose non homéopathique, de pilules magiques. Revenir en arrière n’est plus envisageable, pas plus qu’il ne soit possible d’entrapercevoir l’issue de cette fuite en avant. Les magazines spécialisés d’outre-Manche classent Nick Barlay comme un des meilleurs jeunes romanciers britanniques du moment. Son style insuffle à l’histoire une rythmique dont les temps et contretemps sont scandés en harmonie avec les battements - à la cadence incertaine - du cœur de son héroïne. Et je rejoins ainsi les chroniqueurs du Times qui encensent l’auteur, allant jusqu’à affirmer que personne n’écrit comme lui. A lire donc. Pour la forme certainement, le fond réservant également quelques bonnes surprises |
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