La lame du boucher

PATTERSON, James (Traduit par Philippe Hupp)

Policier & Thriller

J. C. Lattès, Suspens & Cie, 2010, 369 pages, 20 €

:( THRILLER MAL AIGUISE - critique complète

Couverture
Couverture du livre: La lame du boucher

Alex Cross, détective à la police de Washington, vient de voir sa femme bien-aimée mourir entre ses bras. Dévasté par la douleur, il se lance à corps perdu dans l'enquête. En vain. Impossible de mettre la main sur le meurtrier de Maria.

Michael Sullivan, quant à lui, travaille pour la mafia. On le surnomme le Boucher de Sligo, en raison de ses origines irlandaises et de sa manière mémorable de se servir d’une lame… Le Boucher ne vit que pour tuer, en infligeant le plus de terreur et de douleur possibles. A ses heures perdues, il est également violeur en série. Sa spécialité : montrer à ses victimes les photos de ses carnages. Ainsi, il est assuré qu’aucune ne prendra le risque de révéler à la police la moindre bribe d’information à son sujet…

Quelques années après l’assassinat de sa femme, Alex Cross a abandonné l’idée de retrouver son meurtrier. Il tente de se consacrer à sa famille, sans parvenir à être tout à fait heureux. C’est alors que son ancien coéquipier le met sur la piste d’un violeur en série dont toutes les victimes restent désespérément muettes. Alex se souvient que peu de temps avant sa mort, sa femme avait recueilli le témoignage d’une étudiante victime de viol, qui refusait de livrer la moindre indication sur son agresseur. Les deux affaires seraient-elles liées ? Alex serait-il enfin sur le point de remonter la piste de l'assassinat de sa femme ?

James Patterson entraîne le lecteur sur les traces d’un tueur / violeur à la cruauté inhumaine. Si les descriptions des meurtres commis par le Boucher sont juste esquissées, celles des viols sont plus détaillées et reviennent dans l’intrigue à plusieurs reprises. Il faut donc avoir le cœur bien accroché pour aller au bout de l’histoire.

Le suspense se maintient de bout en bout grâce à une intrigue relativement bien ficelée. Les chapitres alternent les points de vue et gardent ainsi intacte la tension du lecteur. La lecture est donc rapide et agréable, les descriptions de viol mises à part. En revanche, le caractère des personnages est développé de manière trop superficielle ou caricaturale pour faciliter l’identification et l’immersion dans l’ambiance. On reste ainsi toujours un peu en marge, en décalage avec leurs pensées et leurs aspirations.

En somme, une lecture assez divertissante, qui reste pourtant trop superficielle pour être pleinement appréciée. Dommage.

Marlène Petithon

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